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Le musicien

Le musicien

Auguste Tolbecque jouait d’un grand nombre d’instruments : piano, violon et violoncelle, instruments anciens et orgue qu’il savait également restaurer. Il fit ses classes de violoncelle dès l’âge de 15 ans sous la direction du maître O. Vaslin et accompagné de son ami Camille Saint-Saëns.

Interprète peu connu, les réactions qu’il suscitait auprès du public restent une énigme. Il se produit en 1890 accompagné de sa fille lors d’une soirée offerte par la Croix-Rouge des Deux-Sèvres en faveur des blessés de guerre.

Enseignant au Conservatoire de Marseille, il s’y produit également en tant que violoncelle solo au Grand Théâtre. En 1880, il est élu « Chef de l’orchestre de la Société Philharmonique de Niort » mais démissionnera de ce poste sept années plus tard.

Il organise alors des soirées musicales privées : « les soirées du vendredi » et des concerts exceptionnels le dimanche. Fervent défenseur de la musique ancienne, il ne manque pas de mettre à l’honneur des auteurs contemporains tels que J. Brahms.

 Auguste Tolbecque, le compositeur, demeure mystérieux. Ses musiques aujourd’hui oubliées devaient sans doute servir un but essentiellement pédagogique et divertissant mais aucune des ses compositions n’a pu être enregistrée.

Le 22 décembre 1894, Auguste Tolbecque donne à Niort une représentation privée d’une opérette en un acte, « Après la valse », composée de ses mains et écrite par Henri Clouzot. Cette pièce galante et humoristique rencontre un vif succès jusque dans la capitale mais reste pourtant un cas unique dans la carrière musicale d’Auguste Tolbecque.