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Chat alors ! Le chat noir dans tous ses états.

11.06.2021 | Billets, Objet des collections

Affiche Cabaret du Chat Noir par Steinlen

Si l’affiche de Théodore Steinlen est très probablement l’illustration la plus populaire du cabaret, le sombre félin a été dessiné à de très nombreuses occasions dans le journal du Chat Noir mais également pour l’enseigne du cabaret dessinée par Adolphe Léon Willette et dans les publicités et programmes divers de l’établissement et des tournées.

Véritable mascotte, voici un florilège à retrouver dans les collections du Grand Atelier, musée d’art et d’industrie à Châtellerault.

 

Affiche “Tournée du Chat Noir”
par Théophile-Alexandre Steinlen

Affiche d’époque lithographiée, format 140 x 100 cm.

À propos de cette affiche on peut lire sur la notice wikipédia du cabaret Le Chat Noir :

Le cabaret est vraisemblablement resté célèbre notamment grâce à l’affiche Tournée du Chat Noir créée par Théophile-Alexandre Steinlen en 1896, qui fait l’objet de nombreuses reproductions. Elle est ainsi devenue un des symboles parmi tant d’autres du pittoresque parisien, et son image se retrouve dans quantité de produits dérivés vendus dans les magasins touristiques de la capitale française.

De nombreuses références graphiques à l’affiche ont été faites par divers artistes depuis, ainsi que des citations directes. Le street-artist Chanoir a par exemple choisi son pseudonyme en référence à elle.

Cette affiche a été imprimée par Charles Verneau à Paris à la fin du 19e siècle.

Affichette "Chat Noir", Coll. musée de Châtellerault

 

Le cabaret du Chat Noir et les collections muséales châtelleraudaises

Le cabaret du Chat Noir a été l’un des “bouillons de culture” de la vie artistique parisienne de la fin du 19e siècle. Installé sur la célèbre butte Montmartre, il est l’un des plus célèbres lieux de la vie de bohème des artistes et saltimbanques de l’époque.

Au centre de ce cabaret, point de “French Cancan” à l’image du Moulin Rouge, mais l’ancêtre d’une salle de cinéma : entre théâtre de marionnettes et projection cinégénique, un théâtre d’ombre présente des pièces mettant en scène les batailles de Napoléon Ier mais aussi Pierrot et Colombine.

Pour faire la promotion de ce cabaret, “le journal illustré du Chat Noir”  voit le jour et propage des écrits à l’esprit fin de siècle à travers les articles, poèmes et chansons d’artistes tels que Jean Lorrain, Paul Verlaine, Jean Richepin ou encore Léon Bloy, le tout illustré par des artistes comme Caran d’Ache, Adolphe Léon Willette ou encore Théophile Alexandre Steinlen, créateur de la fameuse affiche mis en avant ici.

De nombreux documents graphiques, peintures et silhouettes du théâtre d’ombre sont aujourd’hui conservés et présentés au Grand Atelier, musée d’art et d’industrie à Châtellerault.

Pourquoi ses œuvres fondamentalement liées à la vie parisienne sont-elles proposées à Châtellerault ? Réponse : l’origine de son créateur et propriétaire d’établissement : Rodolphe Salis (1851-1897).

Natif de Châtellerault, Rodolphe Salis arrive à Paris en 1872 et ouvre un premier modeste cabaret du Chat Noir en 1881, 84 boulevard de Rochechouard, avant de déménager, succès aidant, en 1885, 12 rue de Laval (aujourd’hui rue Victor-Massé). De nature excessive et face à des difficultés financières, Salis ferme son établissement en 1897 et amplifie l’organisation de tournées en France et à l’étranger. Malheureusement, Rodolphe Salis, épuisé, décède précocement à l’âge de 46 ans, le 19 mars 1897, dans sa demeure à Naintré près de Châtellerault.

Deux ans après la mort de Rodolphe Salis, le cabaret est racheté par le chansonnier montmartrois Henri Dreyfus dit Fursy et rebaptisé La Boîte à Fursy.

Le caveau du Chat Noir, toujours en activité, perpétue l’esprit libre du cabaret initial.

La collection de R. Salis a été constituée par un ensemble de dons et d’achats pour mettre à l’honneur l’œuvre de ce châtelleraudais, animateur des nuits parisiennes d’une autre époque. Le fonds initial a été rassemblé dès 1897, auprès de sa veuve, par Jules Duvau, député maire de Châtellerault et premier conservateur du musée.

 

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