loader image

Avant la faïencerie

Henri Amirault a passé son enfance entre Loudun et Parthenay. Issu d’une famille relativement aisée il est élevé par sa mère et son oncle. Il passe à 17 ans le concours d’entrée à l’École Navale. Il en sort diplômé en avril 1854. Sa première affectation, à bord de l’Inflexible, le conduit en Crimée où la guerre vient d’éclater entre l’Empire russe et une coalition dont la France fait partie.

En 1859 il est affecté à la force expéditionnaire franco-britannique engagée dans la seconde guerre de l’opium. L’empire de Chine vaincu, il est immédiatement envoyé en Cochinchine où il reste jusqu’en 1862, date de l’établissement de la colonie française.

 Après un bref retour en France, Henri Amirault est très vite rappelé sur place, il est notamment nommé secrétaire du Comité Agricole et industriel de Cochinchine.

Henri Amirault en uniforme.

Gravure réalisée à partir d’un dessin d’Henri Amirault, publiée dans Le Monde illustré.
Source Gallica.bnf.fr

 

Sur place il rencontre le peintre Henri Zuber (1844-1909), comme lui officier de marine, et envoie plusieurs dessins à l’Illustration et au Monde Illustré, sur la base desquels sont publiées des gravures illustrant le vie de la colonie. Henri Amirault est fait che­valier de la Légion d’honneur le 13 août 1864.

Henri Amirault épouse Marie-Françoise Dezanneau le 17 novembre 1869, jeune femme de 14 ans sa cadette. La même année il s’installe à Nantes, côtoie les artistes locaux, tels que le sculpteur Guillaume Grootaers (1816-1882), Emmanuel Lansyer (1835-1893), proche de Gustave Courbet (1819-1877), et Théodore Rousseau (1812-1867). Il est aussi probable qu’il y rencontre le peintre et député de Bressuire, Charles Le Roux (1814-1895).

La maison Amirault à Parthenay, devenue pharmacie en 1909.

Le couple aura trois filles dont l’aînée décède en 1872. Suite à ce tragique événement Amirault prend un long congé et accepte beaucoup plus régulièrement des affectations en France, sur les différents ports de guerre ou sur des navires école. Sa femme décède peu après la naissance de leur troisième enfant en 1874.

En 1876, alors qu’il est en poste à Rochefort, il demande et obtient l’autorisation de s’installer à Parthenay. Il y jouit d’une situation financière confortable et s’intègre sans doute facilement dans la société des notables locaux. Il va poursuivre avec ses amis peintres : Louis-Alphonse Combe-Velluet, Ernest Pidoux, Joseph-Élie Savin, Georges Brillaud, ses activités artistiques. Ce groupe d’artistes est à l’origine de la création, en 1887, d’une école de dessin dont Prosper Jouneau sera le premier directeur.